JE SUIS DEVENUE UNE MAMAN CÉSARISÉE

Ce titre en dit beaucoup n’est-ce pas ? Aujourd’hui je viens vous raconter le déroulement de mon accouchement et comment je suis devenue « une maman césarisée ». Que veux dire cette expression ?! Tout simplement que j’ai accouché par césarienne. Pour ma part, cela n’était pas du tout prévu, la décision a été prise très rapidement après plusieurs heures de travail et complications… Aller je me jette à l’eau et je vais vous raconter mon expérience. Ce fût une aventure à la fois magique et en même temps, très stressante.

Tout a commencé en pleine nuit. La veille j’ai commencé mon déménagement car il fallait absolument que celui-ci soit fait au plus vite pour une raison personnelle. Alors nous avons tout mis en place pour pouvoir déménager à une date précise. J’ai donc été très active, j’ai fais mon maximum pour que tous les cartons soient prêts pour être emportés. Et donc en pleine nuit, j’ai commencé a être réveillée par des douleurs différentes de d’habitude. Il faut savoir que tout le long de ma grossesse j’ai eu des contractions et que vers la fin je commençais à vraiment percevoir des douleurs au ventre. Mais étant donné que j’avais un utérus contractile, je ne me suis jamais trop inquiétée. Alors même si par moment j’étais réveillée par certaine douleur, je me suis simplement dit que c’était dû au fait que j’avais beaucoup bougé la veille. Et puis, à un moment donné, une douleur m’a fait sursauter et là, je me suis vraiment dit que c’était certainement le début du travail. Alors je me suis levée et je suis allée au toilette (comme à mon habitude) et là surprise, un peu de sang… Bon, je n’ai pas trop paniqué et je me suis dit qu’il était parfois possible d’avoir ce genre de chose. Alors je suis retournée me coucher, mais les douleurs étaient gênantes donc pas agréable pour se rendormir. Je me suis alors mis devant mon téléphone et mon homme a commencé à se réveiller en me demandant ce qu’il se passait. Je lui ai expliqué que j’avais des contractions plus douloureuses que d’habitude et que j’allais surveiller leurs fréquences. Quelques minutes plus tard, une douleur un peu plus forte et encore différente est venue m’embêter, alors je me suis re levée de mon lit, je suis retournée au toilette et là, un peu plus de sang. Je n’ai pas réfléchi et j’ai dit haut et fort : « Mon cœur lève toi, prépare toi, il faut aller à la maternité, je perds du sang !« 

Il était 4h du matin, mon homme s’est levé très rapidement, on s’est très vite préparés, j’ai appelé la maternité pour leur expliquer mon cas et ils m’ont demandés de venir dès que je le pouvais. Alors ni une, ni deux, nous avons sautés dans la voiture et nous sommes partis à la maternité. Sur le chemin certaines contractions étaient douloureuses mais gérables. Nous sommes arrivés, ils nous ont enregistrés et nous sommes montés dans une salle spécifique. On m’a demandé de réaliser une analyse d’urine avant de faire quoi que ce soit et l’analyse d’urine était ok. La sage-femme qui m’a accueillie m’a posé un monitoring pour surveiller bébé et les contractions. Les contractions étaient bien là et bébé était en bonne santé. Elle a voulu vérifier mon col et celui-ci était dilaté à 2 cm mais pas complètement effacé. Concernant les pertes de sang que j’ai eu, on a voulu me faire le test du coton tige pour savoir si la poche des eaux avaient été rompu, mais rien. Lors de la vérification du col, il n’y avait pas de sang, mais à l’aide du speculum il y avait effectivement des traces de sang, mais nous ne savons pas du tout d’où sa pouvait venir. Mais vu que je n’avais pas de fièvre, que bébé allait bien et que l’analyse d’urine était bonne, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. On m’a fait venir un gynécologue de garde pour réaliser une échographie pour savoir si bébé bougeait bien et si elle avait assez de liquide amiotique. Mais heureusement tout allait bien. Alors la gynécologue m’a rassurée et nous a laissé avec la sage-femme, et là, la fameuse question fût posée : « Tout va bien, le travail se met en place tout doucement, alors que voulez-vous faire ? Rester ici avec nous ou rentrer chez vous et revenir dès que vous le souhaitez ? » Je n’ai pas hésité une seule seconde, j’ai voulu rentrer chez moi. C’était mon souhait de faire mon pré-travail à la maison, alors elle nous a laissé rentrer et c’est à partir de ce moment-là que tout s’est enchainé. Il est 6h du matin.

En arrivant à la maison, j’ai pris le temps de déjeuner et les contractions ont commencés à s’intensifier. J’ai pris le temps de prendre mon bain car c’est souvent ce que l’on conseille pour soulager les douleurs et effectivement le bain c’est magique ! J’y suis restée bien 30 minutes et ensuite j’ai marché, j’ai réalisé les exercices de respirations comme la sage-femme nous avais appris aux cours de préparations à l’accouchement. Je me suis couchée et j’ai recommencé tout ça, encore et encore. On était en plein déménagement, donc au milieu des cartons je réalisais des sons graves pour soulager les grosses contractions qui commençaient à devenir assez forte. Du monde était à la maison, on me voyait souffrir mais je gérais au mieux. Je chantais et réalisais des sons vibratoires et qu’est-ce que ça soulage, je remercie vraiment ma sage-femme pour m’avoir appris toutes ses choses pour soulager les grosses douleurs. La maman de mon chéri est restée avec moi et m’a accompagné pendant toute la durée de mon pré-travail et je la remercie ! Car honnêtement avoir quelqu’un avec qui parler et qui nous aide à tenir psychologiquement ça compte beaucoup ! J’ai repris un second bain et là c’était trop. Les contractions étaient de plus en plus rapprochées et de plus en plus douloureuses. J’ai alors dit à ma belle-mère : « Je ne peux plus, je veux retourner à la maternité ». Alors mon homme qui était en train de faire les aller/retour pour notre déménagement a dû abandonner tout le monde pour venir me chercher et pour qu’on file à la maternité. Dès qu’il est arrivé, nous avons repris le chemin vers la maternité et dans la voiture ce fût vraiment très désagréable. Les secousses pendant les contractions ce n’est pas la meilleure des solutions.

13h31 : Je suis enregistrée à la maternité, on me ré examine le col, verdict : Col complètement effacé et ouvert à 4 cm. Voici les paroles de la sage-femme : « Super ! Vous avez fait un très bon pré-travail et vous gérer très bien vos contractions alors que voulez-vous faire ? Voulez-vous attendre avant de recevoir la péridurale ou alors vous voulez que l’on appelle l’anesthésiste maintenant ? » Je n’ai pas réfléchi longtemps car mon souhait avait déjà été réalisé, j’ai pu faire le pré-travail à mon domicile, dans mon environnement, maintenant je pense qu’il est temps de me soulager car entre la fatigue du déménagement et des contractions, il était préférable que je ne souffre plus. Alors j’ai demandé à poser la péridurale.
14 h : Je suis partie avec la sage-femme pour pouvoir recevoir la péridurale. Je suis rentrée dans la salle d’accouchement et l’anesthésiste est arrivée. Elle était super ! Ca a durée seulement 20 minutes et je n’ai pas souffert du tout ! Elle a été très douce, très communicative et tout c’est très bien passé. Je n’ai strictement rien sentie. Mon chéri n’a pas pu être présent avec moi, mais la sage-femme a pu me tenir la main, souffler avec moi et m’accompagner encore un peu pendant les dernières contractions. Une superbe équipe ! J’étais super bien encadrée et je ne regrette pas d’avoir choisie la péridurale car c’est magique ! En seulement 5 minutes cela a fait effet ! Je ne ressentais plus du tout la douleur et pourtant je pouvais bouger mes jambes, mes pieds, j’étais mobile ! Tout ce dont je rêvais et ce que j’avais écrit sur mon projet de naissance. Rien à dire, tout était parfait. Soulagement, je vais pouvoir me reposer un petit peu. On a fait rentrer mon homme et la sage-femme ma ré examiner mon col et il était dilaté à 5 cm. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre sagement.

Le travail continuait tranquillement. Je sentais les contractions mais je n’avais aucune douleur, c’est génial. Vers 15h30/16h mon col était ouvert à 6 cm. Le rythme était dans la moyenne et tout allait bien. On m’a fait faire plusieurs positions pour que le col puisse se dilater un peu plus vite. Alors j’ai eu le droit aux positions suivantes : sur le dos, sur les côtés, assise, à quatre pattes… C’est super d’être mobile avec une péridurale, j’en suis vraiment très satisfaite. Ensuite, on m’a rompu la poche des eaux, car malheureusement ça ne s’est pas fait tout seul. Là aussi, je n’ai rien sentie. La sage-femme m’expliquait chaque acte qu’elle réalisait ; un amour. Ensuite, vu que ça continuait de stagner, elle a voulu me mettre dans ma perfusion de l’ocytocine pour accélérer les contractions. Je l’ai laissé faire, car c’est son métier et elle s’est ce qu’elle fait.

Entre 17h et 18h, mon col était ouvert maintenant à 7 cm, ça avançait vraiment doucement. Alors ma sage-femme a voulu remettre une dose d’ocytocine et on a recommencé plusieurs positions. A ce stade du travail, je ne savais pas trop ce qui allait m’attendre, mais j’étais assez sereine. Mon chéri était présent, à côté de moi, et rien que ça, c’était un soulagement. On commençait à prendre conscience que ça y est, ça allait être le moment et que dans quelques heures nous allons devenir de jeunes parents.

Entre 19h et 20h, c’est à partir de ce moment que les choses ont commençaient à se compliquer. Les équipes de sage-femme ont changés, j’ai donc eu une autre femme qui était tout aussi géniale que la première. Elle a examiné mon col et toujours à 7 cm. Le col ne se dilatait plus… Elle m’a donc expliqué ce qu’il se passait et on a essayé des positions encore différentes pour voir si cela aller avoir un impact sur le travail. Et puis vers 21h elle est revenue et toujours rien… On était toujours à 7 cm, elle m’a alors dit qu’elle allait faire venir un gynécologue pour qu’il puisse m’examiner et voir ce qu’on pouvait faire car c’est lui qui prendrait la décision. Il est arrivé quelques minutes après. Un gentil monsieur, hyper doux et rassurant. Il a donc examiné mon col et il a pu se rendre compte qu’effectivement c’était toujours au même stade et que bébé n’était pas engagé dans le bassin. Alors il m’a dit : « Bon, bébé n’est pas très bien positionné, elle n’appuie pas avec sa tête sur votre col et c’est pour cela que ça n’avance plus. On va lui laisser encore un peu de temps mais si il n’y a pas de changement je serais obligé d’envisager une césarienne pour sortir votre petite fille » Bim ! Le mot tombe « Césarienne » … Quand le gynécologue est sorti de la salle, je me suis mise à pleurer, mais beaucoup… J’avais l’impression d’échouer mon premier rôle de maman : celui de mettre au monde ma fille par voie basse. L’équipe est revenue dans la salle, je leur ai parlé de mes craintes et de mes peurs concernant la césarienne. Je n’ai pas eu honte de me livrer et de pleurer devant elles. Heureusement, elles ont été très rassurantes et je savais que je pouvais leur faire confiance. En plus de cela, la sage-femme a voulu vérifier ma température et pas de chance, j’ai de la fièvre… Je me sens fatiguée et je tremblais beaucoup. La sage-femme revenait toutes les 30 minutes pour vérifier le col et pour contrôler ma température. C’est devenu très médicalisé.

22h : Col toujours au même stade, ma température augmente encore, j’ai froid, je n’en peux plus… Plusieurs personnes rentrent dans la salle, ils étaient au moins 6 ou 7 (si je me souviens bien). On me parle, on me rassure et moi je pleure… Car je sais, je le sens que je vais partir dans cette salle toute froide pour mettre au monde mon bébé. Le gynécologue me ré examine… Le verdict tombe : « Je suis désolée, mais cela fait trop de temps que le travail n’avance pas, vous vous fatiguez et bébé aussi. Nous devons envisager la césarienne. » Et la je re craque, encore… Mais malgré tout, je fais confiance à cette équipe de choc, elles sont aux petits soins et me rassure beaucoup. Mon homme me voit pas bien, il ne pourra pas être présent pour la naissance de notre fille. Le reste de mon projet de naissance tombe à l’eau… Il ne pourra pas couper le cordon, je ne pourrais pas faire de peau à peau de suite… En fait, à partir de cet instant je ne sais plus à quoi m’attendre. On me prépare pour l’opération, on augmente la dose de péridurale, on me parle mais je ne me souviens plus de ce qu’on m’a dit, j’étais tellement épuisée… Mon homme m’a fait un dernier bisous et je suis partie avec l’équipe, toute seule, sans lui…

22h30 : Ca y est je suis dans la salle d’opération, je ne me souviens plus de tout. Tout va très vite, 3 personnes sont autour de moi et me parle pour attirer mon attention ailleurs que dans les sensations que l’on ressens. Car oui une césarienne on ne sent rien, on a aucune douleur certes, mais on ressent tout ce qu’il se passe en bas. Je n’irais pas dans les détails mais je peux vous assurer que ce n’est pas du tout agréable.
22h45 : L’équipe me dit : « Votre fille est là, ca y est » et j’entends son premier cri et je fonds en larme. J’ai pu lui faire un gros câlin et un gros bisous. Ce moment restera à jamais gravé dans ma mémoire. Mais ce fût très cours… Au bout de 30 secondes à peu près ils l’ont emmené dans la salle à côté et ils m’ont endormie entièrement à la fin de l’opération car malheureusement je commençais à ressentir les douleurs de l’opération. C’est le trou noir. Je me suis réveillée dans la salle de réveil et mon homme est arrivé avec ma fille seulement 5 minutes après (enfin, je crois). Un gros soulagement, mes deux amours avec moi. J’ai pu faire du peau à peau avec ma fille et ce fût un moment magique. Même si j’étais complètement dans les vapes et que j’étais branché de partout, ma fille m’a fait oublié tout ce qu’il s’est passé juste avant. Voilà les premiers mots que je lui ai dit : « Mon petit cœur, cette aventure n’a pas été simple, il a eu beaucoup d’embuche, mais nous avons réussi, EMSEMBLE » !


Et c’est ainsi que mon accouchement c’est déroulé. Ca n’a pas été le plus simple, ni le plus beau, mais ça reste quand même pour moi un souvenir unique. La vie a décidé que je n’accoucherai pas par voie basse et que je deviendrais une maman césarisée. J’ai eu beaucoup de mal à l’accepter je vous l’avoue, mais je reviendrais sur ce sujet dans un prochain article sur mon post-accouchement. Mais je retiens quand même que le positif, ma fille est en parfaite santé, moi aussi. Nous avons été pris en charge très rapidement, tout s’est très bien passé et l’équipe qui nous a accompagné a été parfaite. Après toutes ses péripétie, ce fût quand même, le plus beau jour de ma vie.

22 réponses sur « JE SUIS DEVENUE UNE MAMAN CÉSARISÉE »

  1. Je suis désolé pour ta cesarienne, pour l’avoir vécu je sais à peu près ce que tu ressent. Ma fille aura 2 ans dans 3 mois et je ne me sens toujours pas prête à mettre à l’écrit ce que j’ai vécu comme un cauchemar bien que censé être le plus beau jour de ma vie. Ma sœur à accouché elle aussi il y a 8 ans par cesarienne et dans quelques mois elle tentera un avac pour son deuxième. Je te souhaite de guérir de cette accouchement volé. Tendrement. Nadège

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    1. Et coucou, et merci pour ton commentaire. Ca me rassure de voir que je ne suis pas la seule à avoir ressentie ce genre de chose. Il faut dire que ce n’est pas chose facile, mais effectivement elle laisse une cicatrice qui nous rappellera toute notre vie que notre enfant est la plus belle chose qui nous soit arrivé. Avec mon conjoint, nous souhaitons avoir un deuxième enfant, mais comme je lui ai dit  » Pas pour tout de suite  » Il va aussi me falloir un peu de temps. Merci d’avoir pris le temps de lire mon post et je te souhaite beaucoup de bonheur. Gros bisous ! Carolane

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  2. Hello, c’est un récit très émouvant, le principal est que tout se soit bien passé pour toi et le bébé. Bon moi je ne saurais pas ce que ça fait une péri loool je n’ai pas pu l’avoir ni pour l’un ni l’autre ! a warrior mdr
    Profite bien de tous ces petits bonheurs ! gros bisous

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  3. Beaucoup de femmes ont des césariennes et accouches par voie basse à la seconde grossesse, comme toi pour ma première fille j’ai eu une césarienne, et pour mes 3 autres enfants j’ai accouché par voie basse, je sais qu’au début c’est difficile d’accepter, mais c’était nécessaire pour vous deux, le principal c’est que ta fille soit en excellente santé ! biz

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