J’AI FAIS LE CHOIX D’ALLAITER MON ENFANT

Un allaitement est une histoire très personnelle et chaque allaitement est unique. Au départ, je n’y connaissais rien sur le sujet, je n’étais même pas sûr d’allaiter car avant d’être enceinte, je vais être honnête avec vous, c’était un « Non » catégorique sur le choix d’allaiter mon enfant. Je crois que j’avais des aprioris un peu nul sur le sujet et je pense que le fait de ne pas être maman ne me donner pas envie de me documenter ou de me poser des questions sur comment j’allais nourrir mon enfant. Lorsque je suis tombée enceinte, au départ je suis restée sur mes idées et je répondais toujours : « Non je n’allaiterais pas, ce n’est pas fait pour moi » Et puis, les mois sont passés, je me sentais devenir mère au fur et à mesure que ma grossesse avançait. Et un beau jour, j’ai voulu en savoir plus sur « L’allaitement ». J’ai commencé à lire pleins de choses sur internet, je me suis documentée, j’ai lu beaucoup de forum et dans mon cerveau ça a fait tilt. Mes idées ont commencés à changer et j’ai commencé à dire : « J’ai envie d’essayer. A la naissance, je ferais la tétée de bienvenue pour découvrir cette sensation ». Ma fille est née, j’ai donc fais cette fameuse tétée de bienvenue et à ma plus grande surprise, ce fût une révélation.

J’ai découverts une sensation unique. Nourrir son enfant par son propre corps est quand même formidable. La nature est bien faite et le lien qui se crée est indescriptible. Je suis restée bête en découvrant l’allaitement. Mais comme je vous l’ai dit plus haut, chaque allaitement est unique et ce n’est pas si facile que ça en a l’air. Tout d’abord, rien que de trouver la bonne position. Au départ on ne sait pas comment se positionner, comment tenir son bébé et comment être certaine que bébé tète bien. Et non, ce n’est pas inné. On apprend sur le tas. Heureusement, à la maternité où j’ai accouché j’ai eu la chance d’être accompagné par plusieurs femmes formés sur le sujet. Elles ont pu m’apprendre plusieurs positions, elles sont restés avec moi jour et nuit pendant les tétées, elles m’ont appris à reconnaître quand ma fille déglutissait et elles m’ont fait prendre confiance en moi. J’ai la chance d’avoir une petite fille qui est une championne de la tétée et elle a donc su faire très rapidement et ce, pour mon plus grand bonheur.

Autant je n’ai pas connue les crevasses, mais j’ai pu connaître la douleur de la fameuse montée de lait. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça. Avec la césarienne, il faut savoir que ma montée de lait à mis plus de temps à arriver et c’est normal puisque c’est un processus hormonal. Donc les premiers jours j’ai pu nourrir ma fille avec mon colostrum et au bout du 4ème jour j’ai enfin eu ma montée de lait. Et à ce moment-là, heureusement que mon chéri était présent pour m’aider et m’épauler. Je n’étais pas préparée psychologiquement à cette douleur !Mon chéri m’a accompagné dans ma douleur, m’a pris la main et nous avons mis ma fille au sein ensemble pour que l’allaitement puisse se lancer. Croyez-moi, si il n’avait pas été présent, je ne sais pas si j’aurais continué. Je me souviens être dans mon lit et lui avoir dit : C’est trop douloureux, des biberons, je veux des biberons ! Mais même les sages-femmes ont su me résonner et me faire comprendre que c’était un processus normal et qu’il fallait passer par cette étape pour que l’allaitement puisse marcher. C’était apparemment le cap le plus dure à passer et effectivement, une fois la montée de lait surmontée, j’ai pu prendre plaisir à nourrir ma fille bien plus paisiblement et sans douleur.

L’allaitement est donc en train de se mettre en place tout doucement, mon bébé tète très bien, elle boit comme une championne et nous découvrons ensemble un contact en peau à peau qui est sublime. J’ai l’impression que c’est la continuité de ma grossesse, que ça nous permets de ne pas rompre le cordon invisible qu’il y a entre nous. Nous profitons de chaque tétée pour faire des câlins, nous rapprochés et nous apprivoiser. Mais, désormais je rencontre un autre problème qui arrive très fréquemment au début des allaitements ce sont les engorgements. Un engorgement, c’est du lait qui stagne dans le sein, qui forme des grosses boules dans la poitrine qui sont très douloureuses. Pour les faire disparaître, il suffit de mettre bébé au sein le plus souvent que possible et réaliser des massages lors des tétées. Je découvre l’envers du décor et apprend à surmonter les petites étapes de cette alimentation si particulière. Encore une fois, je remercie les sages-femmes pour m’avoir informé sur plusieurs petites astuces pour faire face à ce genre de problème et de m’avoir rassuré sur le fait que sa arrive très souvent au début de l’allaitement. Une fois que j’ai réussi à trouver mon rythme avec ma fille et que j’ai su faire les massages correctement, les engorgements ont enfin disparus.

Après cette césarienne qui m’a quand même affecté psychologiquement, je suis fière de moi, de nous, d’avoir réussi après plusieurs complications, d’avoir mis en place mon, NOTRE allaitement. Ma fille et moi-même, nous avons fait équipe, nous nous sommes battus ensemble. Après avoir eu tous les renseignements des sages-femmes, des rendez-vous avec une puéricultrice pour suivre l’évolution du poids toutes les semaines à la maison et un suivi avec une consultante en lactation, nous voilà enfin tranquille et paraît pour vivre cette expérience plus paisiblement. Nous pouvons profiter désormais de chaque moment, et nous profiterons le plus longtemps possible de nos moments à deux, mais aussi à trois avec papa.

Car oui, ce n’est pas parce que nous choisissons d’allaiter que le papa ne peut pas participer à l’allaitement, ça ce n’est pas vrai. Je pense que lorsque l’on fait ce choix-là, il faut discuter avec son conjoint sur comment on peut s’organiser. Par exemple : heureusement que mon homme à pu m’accompagner pour mon allaitement, c’est lui qui se levait la nuit, en même temps que moi pour stimuler bébé en lui changeant la couche et pour m’aider à la positionner au sein. Nous pouvons faire des gros câlins à trois dans le lit et c’est le meilleur des moments. Le papa a un rôle très important lors de l’allaitement et il ne faut pas avoir peur. Ceux qui vous disent qu’il sera mis de côté est complètement faux. Au contraire, il est autant impliqué que nous.

Pour résumer : je ne regrette pas du tout mon choix et je suis fière de pouvoir dire que je une maman allaitante. Au début, je disais que j’alimenterais ma fille seulement 1 mois, et puis que je verrais bien par la suite comment ça se passe etc… Et puis cela fait déjà 2 mois que je nourris ma fille de cette façon. Je pense qu’il ne faut pas se mettre de pression et ne pas écouter ce qui se dit autour de nous. Il faut avoir confiance en son enfant, mais aussi en soi. Je suis sa maman et je l’alimenterai de cette façon tant que je m’en sens capable, tout simplement. Il n’y a pas de règle, chaque femme fait comme elle le ressent et comme elle le souhaite.

Et vous les mamans, vous avez allaités votre enfant ?
Oui ou non ? Peut importe, j’attends vos témoignages

7 réponses sur « J’AI FAIS LE CHOIX D’ALLAITER MON ENFANT »

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